Le budget des cabinets ministériels revu à la hausse
POLITIQUE mer 14 mai
Le gouvernement fédéral prévoit 63 millions d'euros pour les dépenses de fonctionnement de ses cabinets. C'est plus que ce qu'ont coûté les
cabinets au cours des dernières années et plus que ce que le gouvernement intérimaire avait prévu en mars, indique mercredi "De Morgen".
Après les remous provoqués par la hausse des budgets pour les experts des cabinets, le gouvernement a déposé un amendement destiné à redéfinir les moyens de fonctionnement des cellules politiques.
Les budgets des consultants et experts, dans lesquels s'était glissée une erreur de calcul, ont été revus à la baisse. Mais il semblerait que, parallèlement, les crédits totaux des cabinets ont
fortement augmenté.
Le parlementaire Dirk Van der Maelen (sp.a) a indiqué que le gouvernement prévoyait un total de 63,3 millions d'euros pour les frais de personnel et les dépenses de fonctionnement des cabinets,
soit 8,5 millions de plus que ce qu'avait prévu en mars le gouvernement intérimaire. Le parlementaire Rob Van de Velde (LDD) tire la même conclusion.
http://www.senaat.be/www/?MIval=/publications/viewPubDoc&TID=33614753&LANG=fr
Le budget de fonctionnement des cabinets ministériels fédéraux a lui aussi été voté la semaine dernièr. Il est fixé à 63 millions d'euros, soit plus que sous les législatures précédentes, et plus
que le budget prévu en mars par le gouvernement intérimaire
Cet alinéa mettra bien en relief les chiffres qui suivent. D’autant plus qu’ils ne concernent que les institutions fédérales : n’oubliez pas que, en sus, la Belgique compte cinq autres
gouvernements et cinq autres parlements. Et des provinces. Et des communes. Et des intercommunales. Et …
Avant de m’attarder sur l’argent octroyé à certains ministres, je transcrirai les montants profitant aux assemblées.
Ainsi, le sénat dispose d’une dotation s’élevant à 61.594.000 EUR. La chambre, quant à elle, peut bénéficier du double (110.402.000 EUR). En surplus, le coût du financement des partis représentés
dans les deux hémicycles s’élève à 17.770.000 EUR. Puis, les vingt-deux représentants belges au parlement européen voient la coquette somme de 4.531.000 EUR arriver dans leurs poches.
(Imaginez-vous : chacun d’entre eux recevra 205.954 EUR en 2006, grâce à vos impôts !) Enfin, il serait inhumain et non-solidaire de ne pas contribuer au fonds de pension du sénat : un petit
638.000 EUR fera l’affaire !
Bref, le financement de nos assemblées fédérales fantômes atteint, au total, les 194.935.000 EUR. Je vous imagine fâchés de payer autant pour une infime partie des gens vous représentant – et
encore, bien mal. Attendez ! Ce n’est pas fini ! Il faut encore que vous ayez une idée de ce que nous coûte l’exécutif.
Déjà, la chancellerie du premier ministre a le droit, en cette année budgétaire 2006, de dépenser 104.000.000 EUR. Le service public fédéral (SPF) budget et contrôle de la gestion dispose, pour sa
part, de 109.983.000 EUR. Le SPF personnel et organisation, quant à lui, se contente de 90.513.000 EUR, tandis que le SPF justice bénéficie de 1.466.768.000 EUR. (Etc.)
Parmi ces sommes pharaoniques, vous ne pouvez imaginez ce qui part dans les « organes stratégiques » du ministre « compétent » ou dans les débilités propres à tout système étatique. Voici un petit
tour illustratif.
Prenons le cas de notre bien-aimée ministre de la justice, j’ai nommé Laurette Onkelinx. Nous avons vu, un peu plus haut, que son service public fédéral claquerait, cette année, un joli
1.466.768.000 EUR. Et bien, sachez-le, 0,29 p.c. de ces dépenses seront consacrées à la rémunération de ses organes stratégiques
(4.269.000 EUR) ! La prochaine fois que j’entendrai parler de sous-financement de la justice, je penserai
à Laurette ! (N.B. : Je reviendrai, dans les jours qui viennent, sur quelques frais hallucinants de son SPF.)
Passons maintenant à Patrick Dewael, à l’intérieur, qui gère un budget trois fois moins important que celui de la justice (498.760.000 EUR). Il verse 4.713.000 EUR à ses organes stratégiques (0,94 p.c. de ses dépenses).
Enfin, pour conclure ce panorama illustratif, nous accrocherons Didier Reynders, aux finances. Celui-ci bénéficie de 1.595.000.000 EUR (cela mérite un billet à part entière) et en distribue 4.910.000 à ses organes stratégiques (0,30 p.c. de
ses dépenses).
Budget 2009 : la Commission européenne pas dupe - 4 novembre 2009
Il est loin le temps où le gouvernement belge regardait avec une certaine condescendance les pays voisins qui affichaient un budget en déficit.
La Commission européenne vient de présenter ses projections budgétaires pour l'ensemble des pays de l'Union.
Elle ne se fait aucune illusion à propos de la Belgique : les finances publiques vont nettement se détériorer dans les années à venir.
Il est à peu près certain que le budget 2008 se clôturera dans le rouge. Les perspectives 2009 sont encore plus pessimistes. Selon la Commission européenne, le déficit affichera 4,6
milliards d’euros et dépassera les 5 milliards en 2010 !
La croissance pour l'année prochaine sera voisine du degré zéro.
La Commission est lucide : le budget 2009 de la Belgique est un jeu de dupes.
Pire encore, la Belgique va voir sa dette publique repartir à la hausse, une première depuis 1993 !
Enfin, elle met en cause la capacité du gouvernement Leterme à présenter un budget en réel équilibre ainsi que le coût généré par le soutien massif aux banques « belges » en
difficulté.
La situation ne s’arrangera pas dans les mois qui viennent : s’il faudra bien trouver rapidement plusieurs milliards d'économie, il n’y aura pas de contrôle budgétaire avant l'année
prochaine.
Qui osera faire passer cette pilule amère en pleine campagne électorale ?
Qui osera dire à la population belge qu’elle doit y aller de sa poche pour renflouer les banques et pallier leur mauvaise gestion ?
Et dire que le Parti Socialiste fait partie de cette galère qui prend l’eau de toutes parts…
Source : Rtbf
Quand les personnes âgées devancent la mort
Le taux de suicide est de 21,1 pour 100 000 en Belgique. Le taux de suicide des 65-74 ans est de 23,4 et de 39,7 après 75 ans. Le taux monte à 35,5 pour 100 000 chez les hommes de 65 à 74
ans et à 86,8 au-delà de cette tranche d’âge. Pour les femmes, il est de respectivement 13,6 pour 100 000 entre 65 et 74 ans et de 15,6 pour 100 000 au-delà. Les provinces de Hainaut et de Liège
apparaissent plus touchées que les autres. Les personnes âgées sont deux fois plus nombreuses que les jeunes à mettre fin à leur vie de manière intentionnelle. Et le taux de suicide est deux fois
plus important en maison de repos qu’au domicile. Une situation analysée lors d’un récent colloque de l’Institut européen interuniversitaire de l’action sociale (IEIAS).
Certaines personnes âgées partagent avec les adolescents un sentiment d’inutilité, une peur du déficit psychique et la crainte de l’incapacité sexuelle. Trois facteurs parmi d’autres qui,
hypothèse, conduisent certains et certaines parmi ces deux tranches d’âge à en finir avec la vie. Selon Claude Renard, Vice-président de la Société francophone de prévention du suicide, un
véritable problème sociétal se pose avec le suicide des personnes âgées: il intervient à une période de la vie où la mort se profile comme étant dans l’ordre naturel des choses, à la différence des
jeunes où le nombre d’années de vie potentiellement perdues est très important.
Pourtant les chiffres sont aussi écrasants que la réalité qu’ils cernent: sur les 2146 suicides annuels en Belgique, plus de 350 concernent des hommes de plus de 65 ans et 150 des femmes de
plus de 65 ans. Les aînés s’empoisonnent, se défenestrent, se pendent aux potences de leur lit, recourent aux armes à feux. «Mais il est d’autres modes opératoires que ceux-là encore, nommés
équivalents suicidaires, explique Claude Renard. Ils et elles arrêtent de prendre un traitement. Je pense aux diabétiques. Des cardiaques se mettent à faire un sport violent. Il existe aussi ce
qu’on qualifie de syndrome de glissement, soit une conduite passive de refus de la vie.» On notera que les derniers chiffres disponibles datent de 1997. Et qu’ils donnent une vision sous-évaluée du
problème: une étude auprès des médecins généralistes montre qu’il est arrivé à un médecin traitant sur deux de déclarer comme accident un suicide, et cela notamment dans un souci de protéger
l’entourage
Avec un taux de suicide estimé à 23 pour 100.000 habitants, la Belgique est, avec la Finlande, le pays en Europe où le taux de suicide est le plus
élevé.
28.125 euros par habitant : la Belgique unie par la dette ? - 12 novembre 2008
La dette publique belge a franchi au début du mois la barrière symbolique des 300 milliards d'euros, indique le parti nationaliste N-VA.
Le chef de groupe N-VA à la Chambre a calculé que la dette publique belge se monte désormais à 28.125 euros par habitant, suite au soutien de l’Etat au secteur bancassurance en débâcle.
« Même les Etats-Unis, pourtant connus pour leur dette publique phénoménale, font moins, avec 26.047 euros de dette par habitant. »
La Belgique laisse tomber ses ressortissants - 1er décembre 2008
400 touristes de nationalité belge sont toujours bloqués en Thailande suite aux émeutes qui secouent le pays. La RTBF relevait ce soir le fait que la Belgique, via son Ministre des
Affaires étrangères, n’est pas disposée à leur venir en aide. Ils n’ont qu’à se débrouiller avec leur Tour Opérateur !
Placée dans la même situation, la France a décidé d'affréter un avion gros porteur spécial pour rapatrier ses ressortissants. L'appareil décollera lundi et sera de retour mercredi en
milieu de matinée.
Ce n’est pas la première fois que l’Etat belge refuse de prendre ses responsabilités pour aider ses compatriotes en difficulté.
Cent familles plus riches que deux millions de Belges
51,5 milliards d'euros. C'est la fortune gigantesque que possèdent les cent familles les plus riches de Belgique. Un classement que Trends-Tendances (5-10-2006) vient de mettre à jour pour
l'année 2006. Ça c'est le haut du panier. Nous avons calculé, en partant du bas du panier, c'est-à-dire des moins fortunés, combien de ménages possèdent autant que le top 100. Pour cela, nous
sommes partis de la répartition de la fortune en déciles : chaque décile représente 10 % des 4 439 652 ménages de Belgique, des moins riches (1er décile) aux plus riches (10e décile).
Les 443 965 ménages du 1er décile détiennent ensemble 1 % de la fortune nationale (tous les immeubles, comptes bancaires, actions, bijoux...). Chaque ménage possède 34 440 euros. Au total, ils
détiennent 15,29 milliards.
Les 443 965 ménages du 2e décile détiennent ensemble 1,9 % de la fortune nationale. Chaque ménage possède 65 435 euros. Au total, ils détiennent 29,05 milliards.
Les 443 965 ménages du 3e décile détiennent ensemble 2,7 % de la fortune nationale. Chaque ménage possède 92 987 euros. 77 300 ménages de ce 3e décile détiennent donc 7,18 milliards.
Si l'on additionne les 443 965 ménages du 1er décile, les 443 965 ménages du 2e décile et les 77 300 ménages du 3e décile, on arrive à 965 230 ménages qui possèdent en tout 51,5 milliards d'euros,
autant que les cent familles les plus riches. Ces 965 230 ménages sont composés de 2 285 174 personnes, plus d'un cinquième (21,74 %) de la population.
Décile Fortune par ménage Nombre de ménages Total
1 34.440 € 443.965 15.290.000.000 €
2 65.435 € 443.965 29.051.000.000 €
3 92.987 € 77.300 7.187.896.484 €
Total 965.230 51.528.896.484 €
Ministres et chef du gouvernement français bien lotis Rémunérations des ministres
Pays Indemnité mensuelle Indemnités suppl.
Grande-Bretagne 16 666 €
Belgique 13 934 € -Prime de vacances, allocation de fin d'année -423 € de frais professionnels mensuels non imposables -Indemnité mensuelle de logement
Allemagne 13 770 € 306 € non imposables
France 13 471 € Allocation mensuelle pour frais d'emploi définie par le Premier ministre (elle est au moins égale à 6 027,30 €)
Pays-Bas 9 320 € -Prime de vacances de 8 %
-Exonération partielle de frais professionnels
Finlande 8 000 € Prime de 4 000 € si les ministres sont aussi députés
Suède 8 961 € Indemnité imposable à 46%
Italie 6 382 € Indemnité compensatoire si le ministre n'occupe pas de charge parlementaire (6 548 €)
Espagne 5 855 € Possibilité de prime d'ancienneté
Source : Le Monde/Août 2002
Après une revalorisation d'environ 70 % en août 2002, le salaire des ministres français s'est quasiment hissé au niveau des dirigeants politiques européens les mieux lotis (Allemagne, Belgique,
Grande-Bretagne...). Leur rémunération est toujours supérieure à celle des membres du gouvernement espagnol. Leur situation matérielle était aussi bien meilleure que celle de la plupart des pays
d'Europe du Nord. En 2002 le quotidien Le Monde rapportait ainsi que les ministres suédois ne bénéficiaient ni de logement de fonction, ni de primes et disposaient d'une voiture de fonction
uniquement pour des déplacements ponctuels liés à leur fonction.
Les calculs de reynders ministre des finances
Crainte de déficit budgétaire en Flandre
lun 19 jan,
Le Conseil économique et social flamand, le SERV, a fait connaître lundi ses craintes de voir le budget flamand évoluer dans le rouge cette année. Le
déficit pourrait être de 750 millions d'euros.
Tel qu'approuvé par le Parlement flamand, le budget laisse apparaître un surplus de 268 millions d'euros. Mais le retournement de conjoncture dû à la crise économique devrait peser sur le budget.
Les recettes sont moindres que prévues, selon le SERV (-1,2 milliard d'euros). L'organe d'avis des partenaires sociaux flamands plaide en faveur d'un budget en équilibre mais prône l'exécution du
plan de relance décidé par le gouvernement flamand. (NLE)
source rtl tvi
L'Europe "surveille" la Belgique? Allons donc!
03/12/2008
C'est dit, une fois de plus : « La Flandre ne peut pas entraver la participation des ses citoyens à la gestion politique pour des raisons linguistiques
».Pour le dire plus crûment, elle bafoue la démocratie en refusant de nommer les 3 bourgmestres de communes à facilités de la périphérie bruxelloise (Crainhem, Wezembeek-Oppem et Linkebeek)
qui, en 2006, ont eu le tort d'envoyer des convocations électorales rédigées en français à leur concitoyens francophones.
Ce qui précède doit être déclamé avec une grande solennité : c'est, en effet, le Conseil de l'Europe qui l'a décrété, le mardi 2 décembre, à Strasbourg.
Lequel, dans un grand élan viril, a encore décidé de contrôler le respect de la démocratie locale dans notre pays, autrement dit, de placer la Belgique sous
surveillance. Cette condamnation - européenne s'il vous plaît - va évidemment inciter la Flandre à nommer vite fait les bourgmestres
concernés. Allons donc ! Qui croit au Père Noël ?
Ce n'est pas la première fois que la Flandre se fait tancer par les instances européennes : cela ne l'a jamais émue outre mesure. Et on la comprend un peu
: les recommandations de ces instances n'ont aucune force contraignante, tout juste un impact moral. Et, c'est ce qu'on nous répète depuis notre plus jeune âge, un moment de honte est vite
passé.
le vif/l'express
La pauvreté en Belgique
A l'occasion de la "Journée Mondiale du Refus de la Misère" de ce vendredi 17 octobre, la Direction générale Statistique et Information économique du SPF
Economie a dressé le profil de la population vivant dans la pauvreté.
Il ressort de cette enquête qu'en Belgique, 1 personne sur 7 est considérée comme pauvre (14,7%). Sont considérées comme pauvres, les personnes isolées
dont les revenus mensuels nets sont inférieurs à 860 € et les ménages (2 adultes et 2 enfants) avec des revenus inférieurs à 1 805 €.
L'enquête démontre également que certains profils sociaux présentent un risque accru de pauvreté : les inactifs (notamment les chômeurs et les retraités),
les personnes seules et les parents de familles monoparentales ainsi que les locataires, bien que la moitié des personnes considérées comme pauvres soient propriétaires d'un
logement.
Cette enquête menée auprès d'environ 6 000 ménages (soit 11 000 personnes) constitue le principal outil de mesure
Combien de personnes sont-elles surendettées en Belgique ?
En 2007, 338.933 personnes étaient qualifiées de surendettées. Ce chiffre concerne uniquement les crédits à la consommation et les emprunts hypothécaires. Les arriérés
de loyer, les dettes dans le secteur des soins de santé, des télécommunications, de l'énergie etc. ne sont pas pris en compte.
Chaque année, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) établit un indicateur
relatif au niveau de vie dans 177 pays. Pour le calculer, l'Organisation des Nations Unies tient compte de facteurs tels que l'espérance de vie, le niveau d’instruction et le niveau de vie entre
autres.
En 2007, la Belgique occupe la 17ème place devant le Grand-Duché de Luxembourg (18), la Nouvelle-Zélande (19), l'Italie (20) et l'Allemagne (22).
Pour la première fois, l'Islande est en tête du classement des pays à développement humain élevé. La Norvège se retrouve ainsi en deuxième position, suivie de l'Australie, le Canada, l'Irlande et
la Suède. Les Etats-Unis occupent le 12ème rang.
En 2006, la Belgique était classée 13ème, en 2005 9ème et en 2002, elle était même 4ème. Les changements intervenus dans le classement s’expliqueraient par des modifications d’ordre méthodologique.
Selon le PNUD, les différences entre les pays du top 20 sont infimes. Les résultats dépendent beaucoup de la méthode de calcul utilisée, or celle ci est légèrement adaptée chaque année en fonction
des données transmises par les pays.
A la fin de l'année 2007, 338.933 personnes (+0,3 % par rapport à 2006) en défaut de paiement pour
les contrats de crédit à la consommation et d'emprunts hypothécaires et 490.908 contrats de crédit défaillants (-0,3 % par rapport à 2006) étaient répertoriés auprès de la Banque nationale de
Belgique. Le montant total en défaut s'élève à 1,77 milliard d'euros (soit + 0,5 % par rapport à 2006). 4 % des personnes majeures sont surendettées . (Source : Centrale des crédits aux
particuliers (2007), Statistiques).
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La Région de langue allemande occupe une superficie d’environ 854 km² et se compose de deux parties différentes. Au
nord, se situe le canton d'Eupen (en rouge au nord), s’étendant jusqu’aux
Trois Frontières pour avoisiner les Pays-Bas; au sud, se trouve le canton de Saint-Vith (en vert au
sud), dont le centre est la petite ville de Saint-Vith, et qui s’étend en direction du sud jusqu’au grand-duché de Luxembourg. Ces deux cantons sont géographiquement séparés par une distance d’environ 10 km par le territoire de la commune de Waimes appartenant à la
région de langue française. Pour passer, par exemple, d'Eupen à Saint-Vith, il faut forcément «sortir» de la zone germanophone.
Entre les deux cantons germanophones, se trouvent les communes dites malmédiennes, lesquelles sont des
communes wallonnes mais «avec facilités limitées en allemand». Ces communes malmédiennes sont au nombre de deux: Malmédy/Malmünd (Malmédy, Belleveaux-Ligneuville et Bevercé) et Waimes/Weismes (Waimes,
Faymonville/Aussenborn et Robertville).
Les germanophones habitent neuf communes germanophones: Kelmis, Eupen, Lontzen, Raeren, Bütgenbach, Büllingen, Amel, Sankt-Vith et
Burg-Reuland. Ces communes forment ce qu’on appelle «la Nouvelle Belgique» qui comprend le canton d’Eupen au nord et le canton
de Saint-Vith au sud.
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Répétons-le, ces communes malmédiennes séparent géographiquement le canton d'Eupen et le canton de Saint-Vith, et font partie de la région de langue
française. Précisons que toutes les communes germanophones offrent des «facilités en français» pour les francophones.
En 1980
lors de la création des Régions, les Flamands ont immédiatement transféré toutes leurs compétences régionales à la Communauté flamande, comme l’autorise la Constitution. Les six députés du Parlement flamand provenant de la Région de Bruxelles-Capitale ne votent toutefois pas les décrets concernant
les matières régionales.
Les Communautés - française, flamande, germanophone - sont responsables de la culture et de l’éducation (écoles, bibliothèques, théâtres, audiovisuel…) ainsi que de l’aide aux
personnes. Les Régions - flamande, wallonne, Bruxelles-Capitale - s’occupent des problèmes territoriaux et économiques (transports, plan d’aménagement du territoire…) pour la région qui les
concerne. Communautés et Régions maîtrisent, en outre, les relations internationales relevant des matières de leur compétence, à l’exception de l’aide au tiers-monde dans ces mêmes
domaines.
Le ministre des Finances avait « vendu » ses intérêts notionnels pour un budget d’un demi-milliard d’euros. Aujourd’hui, il admet que ce sera quatre à cinq fois plus.
Marco Van Hees
30-01-2008
le budget des intérêts notionnels, c’est…
... 2400 millions d'euros de cadeaux aux patrons
ou
+ 100 euros par mois pour tous les pensionnés
ou
3 ans de baisse de la TVA sur le gaz et l'éléctricité (de 21 à 6%)
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« Chérie, j’ai une mauvaise nouvelle au sujet de la BMW que j’ai achetée au Salon de l’auto.
— Celle que tu as pu avoir au prix de la Renault Kangoo ?
— Justement, je me suis légèrement gouré : ce n’est pas 12 500, mais 50 000 euros qu’elle coûte...
— Mais enfin, mon lapin, c’est quatre fois plus cher. Comment va-t-on pouvoir payer ça ?
— J’ai tout prévu. On mange les jours impairs et on se chauffe les jours pairs. On se passe de vacances pendant cinq ans. Et on fait travailler les enfants les soirs et week-ends. Alors, heureuse ? »
Vous ne seriez pas forcément trop heureux(se) si votre conjoint vous annonçait une telle nouvelle ? C’est pourtant ce que déclare votre ministre des Finances, Didier Reynders, à propos des intérêts notionnels.
Ce cadeau fiscal aux entreprises devait coûter 566 millions d’euros, selon ses estimations initiales. Aujourd’hui, il confie lui-même à L’Echo que ce devrait être 2,4 milliards. Si ce dépassement de 325 % est involontaire, c’est grave. S’il est volontaire, c’est encore plus grave.
Car, comme pour notre famille imaginaire, pensez à tout ce qu'on pourrait faire sur le plan social avec une telle somme (voir infographie). Ou toutes les coupes sombres que risque de faire le gouvernement avec un déficit budgétaire qu’on annonce déjà à 3,4 milliards d’euros pour 2008.
Tout ça pour que les entreprises payent encore moins d’impôt. Or, l’impôt des sociétés ne rapporte déjà que 10 milliards. Avec les intérêts notionnels, c’est donc encore un quart de cet impôt qui s'évapore. Ne devrait-on pas envisager une responsabilité financière personnelle du ministre ? Et, rappelez-vous, il y a un an et demi, il avait sous-estimé de 883 millions d’euros les recettes fiscales de l’Etat. Allez, on lance une collecte pour lui offrir une calculette
http://www.archivesolidaire.org/scripts/article.phtml?section=A1AAAABK&obid=36430